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    • Sujet de discussionconscience et responsabilité
    • conscience et responsabilité Les normes résultent de limites dictées par la morale. Il faut s’en tenir aux règles du jeu dans nos rapports avec autrui et pour ça, surveiller ses actes, ne pas déborder du cadre imposé, et pour certains comportements trop naturels, prévoir des parades exemplaires fortement marqués de morale pour l’occasion. Mais être exemplaire une fois ne suffit pas. Il faut être que cette réaction revienne régulierèment, qu’elle devienne nécessaire. Cela doit être prévisible. «Combien l’homme lui-même a-t-il dû d’abord devenir prévisible, régulier, nécessaire, comme le fait quelqu’un qui promet de répondre de lui-même» «Ah le sérieux, la maîtrise des passions, toute cette affaire lugubre qu’on appelle réflexion, tous ces privilèges et ces attributs d’apparat des hommes de bien: combien on les a payés chers! combien de sang et d’horreur se trouve au fond de toutes ces ``bonnes choses``!» Comment pense l’homme de bien quand il a mauvaise-conscience? ``J’ai si mal agi, je suis redevable envers les autres, j’ai une dette à acquiter pour réparer mes mauvaises actions.`` «Ce rapport fondamental qui est celui de créancier à débiteur! On vit dans une communauté, on jouit de ses avantages: on est à l’abri, bien traité, on vit en paix et en confiance, sans craindre les dommages et les actes d’hostilité qui menacent l’homme exclu, en dehors, tout cela du moment qu’on respecte les engagements pris à l’égard de la communauté.» Ainsi, l’homme de bien est toujours redevable envers la société. Et comment se réalise cette faute? La morale impose un châtiment, car il faut marquer le coup, l’homme est profondément coupable, il aurait pu agir autrement que mal, c’est sa faute, il faut qu’il paye. Et puis, en pratique, la châtiment est utile pour le coupable, pense-t-on. «Le châtiment aurait la propriété d’éveiller le sentiment de culpabilité chez le coupable, on cherche en lui le véritable instrument de cette réaction psychique qu’on appelle ``mauvaise conscience``» Comment la dette se réalise, quand l’immoralité devient intolérable? Mais quelles raisons ne veut on pas mettre, soi-même ou les autres pour dénigrer l’acte! Quelle déchaînement contre-nature se développe quand la pensée moralisante veut aboutir à une explication manichéenne des actes humains!… Chaque tribunal de la conscience est un spectable dramatique crée pour trouver des raisons en soi, des excuses, des aveux de faiblesse, pour soupeser le niveau de culpabilité! Mais ce déchaînement, qui devrait sauver, réparer l’acte, ce déchaînement du bien n’est-il pas lui, à son tour immoral? «On commet exactement le même comportement vicieux, les mêmes vices en châtiant, mais au service de la justice et avec bonne conscience: par exemple espionner, tromper, tendre des pièges. Puis en dépouillant, incarcèrant, mettant à mort. Tout cela sous l’approbation des juges» En définitive, il ne faut pas tomber dans le piège de la morale, car c'est un moyen somme toute de domination, développé au fil du temps avec le progrès de la religion, piège qui conduit droit dans la destruction de l'individu en vue de sa soumission. Les citations sont extraites de “généalogie de la morale” de NIETZSCHE www.nietzsche.heidegger.xooit.com ...
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    • Mar 2nd 2010

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    • Sujet de discussionbien et mal
    • bien et mal D’où vient la distinction de bien et mal? Chez ``l’homme civilisé``, nous disent les moralistes, cette distinction se développerait naturellement, de façon utilitaire par une régulation nécessaire des mœurs qui a dû faire ses preuves, et qui énonce alors des bonnes façons de se comporter, règles transmises et augmentées au fur des générations. Mais Nietzsche remarque que c’est souvent l’autre qui prime sur l’intérêt de chacun. Bizarrement, il faudrait qu’en pensant à l’autre, on pense forcément à soi. Belle promesse! Les moralistes louent ainsi un présupposé fondamental: ce n’est pas bien de voir son propre intérêt, là où les autres, les règles des autres, les lois, somme-toute la morale, s’opposent. Il faudrait s’éffacer et développer une qualité: à savoir, tout simplement agir de façon désintéressé. «A l’origine, décrètent-ils [les moralistes], les actions désintéressées ont été louées et appelées bonnes par ceux en faveur de qui elles avaient été accomplies, par conséquent par ceux à qui elles étaient utiles. Plus tard, oubliant la provenance de l’éloge, on a simplement ressenti comme bonnes les actions non égoïstes parce qu’elles avaient été par habitude toujours louées comme telles, comme si elles étaient quelque chose de bon en soi» Nous avons donc vu comment les moralistes justifient la morale. Redécouvrons par quels discours ils ont eu prise. Nietzsche nous rappelle les jugements que l’on retrouve dans la bible. «[la religion judéo-chrétienne] affirmant: les misérables seuls sont les bons; les pauvres, les impuissants, les hommes bas seuls sont les bons; les souffrants, les nécessiteux, les malades, les difformes sont aussi les seuls pieux, les seuls bénis des dieux, pour eux seuls il y a une félicité; tandis que vous, les nobles et les puissants, vous êtes de toute éternité les méchants, les cruels, les lubriques, les insatiables, les impies, vous serez éternellement aussi les réprouvés, les maudits et les damnés» On voit une nette séparation entre ceux qui sont du côté de la tradition et les autres. Relevons cette étrangeté: par quels jeux de malchance les nobles et les puissants sont les plus à plaindre, alors que les moins bien-lotis auraient la félicité? Les citations sont extraites de “généalogie de la morale” de NIETZSCHE www.nietzsche.heidegger.xooit.com ...
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    • Mar 2nd 2010

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    • Sujet de discussionFAQ
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    • Apr 3rd 2008

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