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- Sujet de discussionEst ce qu'une infime minorité peut prendre en otage l'écrasante majorité?
- En ce vendredi 13, l'Irlande, le seul pays à faire un référendum pour le traité de Lisbonne, a dit "non". Non au traité de Lisbonne, non au traité qui aurait permis à l'Europe des 27 de pouvoir enfin fonctionner et de faire entendre sa voix dans le monde.
Face à l'émergence de la Chine, de l'Inde, les petits pays que composent l'Union sont infimes. Une Union forte, avec un président, un ministre des affaires étrangères, aurait permis de ne montrer qu'un seul visage au monde, une seule voix. Une plus grande cohésion, gommant les nombrilismes régionaux - ne parlons plus de nombrilismes nationaux, le concept de "Nation" étant ce qu'il est - aurait permis de faire profiter à tout le monde des avantages d'être au sein d'une organisation forte.
J'expose mon avis totalement à sens unique : oui, j'étais pour le traité de Lisbonne. Oui j'estime que moins de 1% de la population européenne ne peut pas prendre en otage l'écrasante majorité des européens. L'Irlande, qui a tant gagné avec l'Europe, passant de pays rétrograde arriéré à pays en avance sur son temps, à fait un bond en arrière. Du moins, ceux qui sont toujours pour le maintien de la criminilisation de l'avortement, contre les immigrés et qui ne se soucient que de leur petit égo.
Soyons plus modérés : est ce que leur vote n'a pas permis à des personnes qui n'ont pas de voix, de justement pouvoir s'exprimer? Est-ce que la majorité a le droit d'écraser les plus faibles, sous prétexte que c'est la majorité?
Est ce que ce 1% de la population n'aurait pas été clairement lésé? Lorsque l'on sait qu'il y a eu une très forte abstention, lorsque l'on sait que 53% du peu de gens qui ont voté l'ont fait contre le traité de Lisbonne, pouvons nous vraiment accepter que si peu de gens puissent peser si lourdement dans les destins de l'Europe? ...
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- Jun 13th 2008
Tags Europe | Irlande-
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- Sujet de discussionA quoi servent les frontières?
- Alors que l'heure est à l'intégration des peuples d'Europe, avec de plus en plus une cohésion entre les différents pays de l'UE, certains conflits demeurent, avec des revendications d'indépendance (Kosovo, Transnistrie, pays Basque, Corse...) plus ou moins flagrantes.
Pourquoi vouloir l'indépendance à tout prix, quitte à verser du sang pour elle? Les petits pays ont de plus en plus de mal pour faire entendre leur voix, y compris le peuple qui y habite. Comment faire entendre sa voix au sein de l'UE, si on en fait pas partie?
Comment demander l'intégration dans l'UE (ce qui arrive aux pays de l'ex-Yougoslavie progressivement) si on veut être indépendants? Je vois les Balkans unis, sans frontières avec l'Euro en tant que monnaie unique dans quelques années. On se dira alors : à quoi bon avoir fait la guerre au final, si c'est pour revenir au point de départ?
Exploités par les Serbes ou par Bruxelles... une différence? Pourquoi faire les frontières, à l'heure de la globalisation et d'Internet où la seule véritable division visible est la barrière de la langue? ...
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- Apr 13th 2008
Tags fédéralisme | géopolitique | division-
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- Sujet de discussionQuel intérêt pour le Tibet de ne pas se soummettre à la Chine ?
- Est-ce les habituelles revendications "Nous voulons nous sentir chez nous à nouveau" ?
Quel est l'intérêt du Dalaï Lama de rester en exil ? Son retour n'aiderait-il pas les Tibétains (sic) à trouver une nouvelle ère ? ...
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- Apr 13th 2008
Tags Tibet | Chine | révolte | oppression | Orient-
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- Sujet de discussionAvec la censure, plus dure sera la chute
- Quelques commentaires en passant...
I. Que le petit chaperon rouge raconte une histoire de viol avec nombre de périphrases, c'est une analyse effectuée à postériori, sans qu'aucun élément ne permette d'en déterminer l'intention initiale. Il est un fait certain que la plupart des analyses effectuées sur le conte l'ont été soit sur la version de Perrault, soit sur celles des Frères Grimm. Or, on sait aujourd'hui que le conte participait depuis longtemps déjà à la tradition orale, probablement depuis plusieurs siècles. Dès lors, lesdites analyses sont souvent faussées par le simple fait qu'elles prennent comme base de travail la symbolique et le langage du XVIIème et du XIXème siècles, et non celle plus probable du Moyen-Âge tardif.
Replacé dans le contexte d'une transmission essentiellement orale du savoir, dans une société emprunte de superstitions en tous genres, le conte apparaît comme un avertissement à toujours redoubler de prudence face aux dangers qui menacent l'imprudent sous des abords sympathiques.
On pourrait objecter la grande convergence d'indices qui tendent à démontrer la métaphore du viol dans le conte; toutefois, il ne s'agit là que d'une analyse n'en excluant pas forcément d'autres. Un parallèle direct peut être fait ici avec les analyses du Seigneur des Anneaux, dont les résultats ont le plus souvent été vivement rejetés par Tolkien lui-même. Ne confondons pas "intention" et "lecture", souvent au travers d'une grille symbolique dont la complexité ne s'accorde tout simplement pas au lectorat original.
II. Sur les émissions violentes ou à caractère sexuel: il ne faudrait pas oublier que la télévision présente surtout et avant tout des versions déformées, théâtralisées de la réalité, et non la réalité elle-même. Le danger pour le jeune est ici le risque de confusion entre ces deux mondes, l'un réel, l'autre caricatural et souvent simpliste. Il est d'ailleurs significatif que, généralement, les films pornographiques ou à caractère érotique sont dotés d'une signalétique très restrictive, tandis que les documentaires sur la sexualité ne le sont pas.
N'oublions pas non plus qu'un public plus jeune ne se satisfait pas de la "réalité crue", que ce soit en matière de violence ou de sexualité - il est nécessaire d'expliquer, de présenter, d'exposer. C'est là un rôle non seulement parental, mais qui doit également être celui des médias. L'exposition progressive de l'enfant au monde réel tout au long de son éducation n'est pas une spécificité de notre culture, mais se retrouve comme une constante à travers toutes les époques et toutes les sociétés. Présenter sans garde-fous violence extrême ou pornographie aux plus jeunes, c'est leur attribuer une maturité et une capacité d'assimilation et d'abstraction similaire à celle des adultes: or, tout tend à démontrer que tel n'est pas, dans la grande majorité, le cas.
III. Sur les jeunes "laissés dans le mystère": ici aussi, on peut parler de "parcours initiatique" en ce qui concerne la sexualité; c'est à nouveau une constante à travers toute l'humanité (il suffit pour s'en convaincre d'énumérer les rites initiatiques ou de passage qui marquent le passage à la maturité partout, que ces rites soient explicites et publics ou implicites et plus privés). Évitons aussi l'image réductrice du "jeune-potiche": la grande majorité des adolescents finissent par découvrir eux-mêmes de quoi il en retourne. On pourrait d'ailleurs dire que cette part d'initiative personnelle fait partie de nos propres rituels de passage. Sans doute celui qui "reste dans le mystère" n'est-il pas prêt à faire le pas vers le degré suivant de connaissance.
IV. Sur la diabolisation de la sexualité: je ne vois pas en quoi la sexualité est diabolisée en Europe Occidentale de nos jours. Certes, il y a des tabous, des règles, des non-dits - comme dans tous les autres domaines qui régissent la société. Ce qui est "diabolisé", c'est la publicité de l'acte sexuel - dans notre société, le sexe est avant tout quelque-chose qui se pratique en privé, et l'exhibitionnisme tend à être condamné. Les médias ne font pas autre chose que de reproduire cette règle, en maintenant une certaine "pudeur" visuelle et de distribution.
V. Sur l'effet étriquant de la censure: ici, tout est une question de mesure. La liberté de la presse ou d'expression est un fondamental important - "chacun peut exprimer son opinion publiquement". De là à conclure que tout est bon à dire n'importe où, il y a une large distance, et d'autant plus que le public ciblé est jeune. Quel parent considérerait comme normal que leurs enfants soient manipulés par une publicité mensongère et libre de toute contrainte, par exemple ?
Le but premier de la censure est d'éviter, autant que possible, l'exposition d'un public-cible à un type d'information particulier. Or, il est acquis qu'un enfant ne dispose pas de facultés d'abstraction et de relativisation des faits aussi développées que l'adulte. Dès lors, il est non seulement normal, mais très sain de proposer non pas une réalité dont il n'est pas à même de saisir toutes les implications, mais une forme édulcorée, enrobée, selon des codes et des symboles à sa portée.
Quid du "tomber de haut" ? Là, c'est avant tout une question de message transmis par les médias, et, ici aussi, la censure peut - doit - jouer un rôle éducatif. La plupart des dessins animés (ceux destinés aux enfants, je ne parle pas de ceux à destination d'un public plus adulte) soulignent en général fortement (et parfois jusqu'à l'écoeurement) les règles de base de la société dans laquelles ils s'inscrivent: "l'union fait la force", "respecte l'autre comme ton égal", "la violence ne résout rien", "tout gain demande un travail", etc. C'est l'un des rôles de la censure que de veiller à ce que la fracture entre les messages envoyés par les programmes destinés à la jeunesse et le mode de fonctionnement de notre société ne soient pas trop large. Ce qui ne veut pas non plus signifier tomber dans l'excès inverse: une censure trop rigide édictant des dogmes incontestables. Tout ici n'est qu'une question d'équilibre.
VI. Sur le "peut-être que voir la violence ne nous donnerait pas envie de l'utiliser": le "peut-être" ne se pose même pas. Toutes les études menées à e sujet démontrent soit l'absence d'influence, soit une influence négative sur la violence du public.
Privilégier le pragmatisme, la patience, le fair-play ? Bien entendu. Mais qui a jamais prétendu que l'épanouissement personnel était incompatible avec la censure ? D'ailleurs, tout parent un tant soit peu responsable veillera assurément à inculquer à son enfant la valeur du fair-play ou de la patience, tout comme il démontrera les dangers de la violence ou de l'individualisme. Ne pas laisser la télévision faire l'éducation de nos enfants ? Naturellement - mais là encore, c'est un débat tout autre que celui de la censure.
Voir du sexe à la télé tous les jours réduirait-il l'engouement populaire pour de telles images ? Je répondrai par une autre question: la légalisation de la prostitution a-t-elle réduit le nombre de violeurs et de sadiques sexuels ?
Pointer du doigt la censure suiscitant l'envie par l'interdit, c'est pointer la conséquence pour la cause, et faire justement preuve d'une sorte de "vision rose" du monde, en assimilant tout être humain à un individu mesuré et libre de toute envie, ambition, ou défaut. Au mieux, je n'y vois que la recherche d'un bouc émissaire pratique évitant la remise en question de soi et de ses propres limites; au pire, une incompréhension profonde de la nature humaine et des sociétés dans lesquelles nous évoluons. ...
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- Commencée par TyKayn
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- Dernier commentaire par Lauwenmark
- Mar 23rd 2008
Tags | sexualité | éducation-
- DiscussionType
- Sujet de discussionY a-t-il un gouvernement idéal imaginable ?
- D’après vous, quelles lois de quel gouvernement feraient-elles d’un pays un pays de rêve?
Quelles lois déjà existantes seraient-elles à aménager?
Dans le but avoué de voir si à partir de ce qu’on connait déjà, il y aurait moyen de créer un pays de l’utopie, avec un gouvernement idéal… ...
- Catégorie Philosophie politique
- Commencée par Lulue
- Commentaires 8
- Dernier commentaire par Jori
- Apr 22nd 2007
Tags politique | gouvernement | utopie
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Philosophie politique
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