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- DiscussionType
- Sujet de discussionAvons-nous le droit de disposer de notre corps comme bon nous semble?
- De plus en plus de personnes réclament leur droit à disposer de leur corps, comme bon leur semble. Que ce soit le droit de le droit de maigrir de façon irréfléchie - anorexie -, le droit de souffrir pour son plaisir - masochisme -, se tuer pour abréger ses souffrances - euthanasie - ou plus simplement, le tabagisme.
C'est un vaste sujet, mais qui a un tronc commun : jusqu'à quel point disposons-nous du droit de faire ce que l'on veut de notre corps? Jusqu'à quel point la société dont nous faisons partie n'a pas son mot à dire sur nos comportements personnels? Si un comportement minoritaire n'est pas admis au sein de la société, c'est qu'il y a eu une raison par le passé qui a poussé la société à "statuer" à ce sujet. Est-ce que cette raison est toujours valable?
Les hommes et les femmes qui composent notre société ont le devoir de protéger ses membres, parfois d'eux-mêmes. Si un individu s'auto-mutile, provoquant parfois l'irréparable, même si il croit le faire sur sa personne exclusivement, en réalité son acte va toucher la société, car elle ne vit pas seule. Une personne qui se suicide provoque des réactions sur ceux qui sont restés, qui peuvent être très négatives. Une mère peut être amenée à une dépression parce que son enfant s'est suicidé, par exemple. Dans ce contexte, la société à une réaction de protection envers le "tout" qu'elle forme, en tentant d'empêcher les comportements trop déviants de ses individus. Par exemple, si les pro-ana qui font du prosélytisme rencontrent du succès, c'est la société qui est en danger.
Où s'arrête notre liberté à disposer de notre corps? Quel devrait être la limite? ...
- Catégorie Ethique
- Commencée par Jori
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- Dernier commentaire par mee2
- Apr 18th 2008
Tags règles | corps | suicide | anorexie | liberté-
- DiscussionType
- Sujet de discussionAvons nous le droit d'abréger les souffrances ?
- Tout le monde à le droit à la Vie, et a en profiter pleinement. Avec ce principe de base, nous pouvons saisir les deux cotés d'une question extrêmement difficile, et d'actualité. Pouvons-nous, face à une situation extrême, nous octroyer le droit de donner la mort? De juger, seuls, sans regard à la Loi, mais juste avec notre vécu?
Les cas de personnes s'occupant de leurs enfants handicapés qu'ils finissent par tuer ne sont pas nouveaux, et arrivent régulièrement, comme vous pouvez le constater en suivant ce lien.
Comment faut-il réagir? Il est clair qu'il n'y a pas de généralités à faire, mais nous pouvons tout de même définir quelques principes de base, que nous pouvons discuter ici. Enonçons les conditions : parent désirant abréger les souffrances de son enfant lourdement handicapé (y compris mental). Il est vital de déterminer également si les souffrances abrégées sont celles du parent, ou de l'enfant, ou des deux.
Mon avis sur le sujet, à peaufiner ou réfuter :
- Rien ne donne le droit d'ôter la vie d'autrui si il n'y en a pas la demande expresse (en cas de demande, c'est ce qu'on appelle l'euthanasie).
- Les souffrances abrégées ne sont pas tant celles de l'handicapé que du parent.
- Il faut protéger ceux qui ne peuvent pas se défendre
- Est ce qu'un lourd handicap mental est synonyme de vie? A mon avis, non. J'oserais dire qu'ils ne vivent pas. Ils ne peuvent donc pas profiter de leur vie.
Si tuer son enfant handicapé est condamnable, ne pas profiter de sa vie à cause d'un enfant lourdement handicapé est une circonstance atténuante. Doit-on pour autant autoriser l'assassinat d'un handicapé? Non. Le déculpabiliser? Non plus. Accabler lourdement l'assassin? Non plus. C'est effectivement une impasse. Comment punir quelqu'un qui ôte la vie d'autrui par désespoir, mais aussi parfois par compassion envers cette pseudo vie?
Il faut des peines de prison "légères". Quelque chose de suffisamment important pour ne pas ignorer le fait qu'une vie a été ôtée, mais pas quelque chose de trop lourd qui oublie le vécu et le désespoir du meurtrier. Et dans un monde idéal, les lourds handicaps sont pris en charge avec soin. Ce qui amène aux autres circonstances à prendre en compte : est-ce qu'il n'y avait véritablement pas d'autre alternative pour libérer l'assassin de son calvaire quotidien qui consistait à s'occuper d'une pseudo vie, qui ne te donnera jamais aucune joie? Suivant une réponse négative ou positive, la peine de prison pourra être bien différente.
Nous n'avons pas le droit de juger, mais nous avons le droit d'essayer de trouver la meilleure solution. Abréger les souffrances, oui, mais uniquement si la personne qui le demande en fait la demande expresse, et est en pleine possession de ses facultés intellectuelles : euthanasie. Sinon, il faut responsabiliser, avec plus ou moins de lourdeur suivant les circonstances atténuantes. ...
- Catégorie Ethique
- Commencée par Jori
- Commentaires 1
- Dernier commentaire par Jori
- Apr 9th 2008
Tags euthanasie | mort
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Ethique
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